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Cérémonie du 76ème anniversaire de la Libération de Saintes

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

Photo de la cérémonie du 76ème anniversaire de la Libération de Saintes 
où cinq jeunes résistants de Dordogne-Nord et un Saintais y perdirent la vie.

Le 4 septembre 2O2O



Cérémonie cour Paul Doumer au monument de la libération

Georges Lautrette - mort pour la France le 18 août 1944

Rédigé par Alan dans la rubrique  Brigade Rac

Pour commémorer la vie de Georges Lautrette, mort pour la France il y a 76 ans le 18 août 1944, j'ai transcrit l'hommage rendu par l'hebdomadaire Forces Françaises édité par la Brigade Rac A.S. Dordogne-Nord (parution numéro 15 : 22 au 29 Nov. 1944).

Au mémorial de l'Armée Secrète

Georges Lautrette 

Un magnifique héros de la Résistance, qui fut l'un des fondateurs du Secteur-Nord de la Dordogne.

Le 3O octobre 1944 avaient lieu à Thiviers, les obsèques solennelles du Lieutenant Georges Lautrette, mort pour la France. Toute la ville assistait à l'enterrement de celui qui fut l'une des plus pures figures de la Résistance en Dordogne et, conduits par le Commandant Rac - son frère d'armes, son camarade et son chef - de nombreux officiers de la Brigade accompagnèrent ce héros à sa dernière demeure.

Georges Lautrette « Eric »
Georges Lautrette était né le 4 février 1913, à Thiviers. Il exerçait la profession de garagiste dans sa ville natale.  Dès le début de 1943, sollicité par M. Savignac, il est acquis à la Résistance et commence un travail effectif avec le Commandant Rac, en août 1944.
Son métier le désigne pour prendre la responsabilité de toutes les questions concernant les véhicules. Avec un merveilleux courage, un oubli total de soi-même, une infatigable ardeur, il camoufle les voitures, récupère les camions et les autos cachés 
par l'Armée et les remet en état.
Son garage ne travaille dès lors que pour le maquis : peu lui importe ses affaires personnelles, il s'est donné tout entier à la libération du pays.

Avec de faux papiers, sans autorisation officielle, malgré la présence des Allemands et des Miliciens dans la région, il circule jours et nuits pour aider a monter les maquis de la Dordogne-Nord - aussi bien ceux de l'A.S., dont il fait partie, que ceux des F.T.P. Il est de tous les coups durs de la période clandestine, sans exception. En février 1944, malgré des risques énormes, il traverse toute la Dordogne en voiture à essence pour faire un coup de main. C'est lui qui accomplit les liaisons dangereuses à Paris, où il échappe de justesse à la Gestapo, au moment où l'un des fondateurs du Sector-Nord est arrêté.
Résistant complet, il mène de front les opérations les plus diverses et les plus délicates : mise hors d'état des batteuses et des scieries, camouflage de blessés et d'armes à son domicile, participation aux parachutages, coupures et sabotages de voies ferrées, arrestations...
Sa maison est une boîte à lettres, un relais, ou quatre mois avant le débarquement, il reçoit déjà dix personnes par jour. Le Commandant Rac et sa famille y trouvent asile, ainsi que des aviateurs américains de passage.


Impeccable, en ordre parfait,
c'est la Musique de la Brigade Rac qui défile.
Il sacrifie tout à la Résistance : son foyer, son métier, son repos. Et, en avril 1944, inquiété une fois de plus par la Gestapo, il est obligé à son tour, de prendre la maquis et de « camoufler » sa famille. Cela ne l'empêche pas d'arrêter à lui seul en pleine ville, trois agents de la Gestapo, et de poursuivre son inlassable action. A Thiviers, il connaissait tout le monde et tout le monde le connaissait et l'estimait : les gendarmes n'étaient-ils pas venus, un jour  lui emprunter une mitraillette. 


A partir du 6 juin, il prend le commandement du parc-autos du Secteur-Nord. Il rassemble ses voitures, les fait tirer en convoi de quinze par le même camion, les met en marche. C'est un travail énorme, c'est un travail accablant. Il en vient à bout, veillant au moindre détail, commandant et exécutant, réparant et ordonnant. Il suit le P.C. partout s'occupe à la fois des voitures, de l'essence, des pièces de rechange et de l’outillage. Et il continue d'être volontaire pour toutes les missions dangereuses.


Le 16 août, il participe à une première opération sur Angoulême qui réussit. Mais deux jours plus tard, retournant à Angoulême le 18 août, il est tué par l'ennemi.

Dans les faubourgs d'Angoulême, avec trois autre combattants de la Brigade Rac, il avait arrêté un camion allemand sous le prétexte de venir remorquer sa propre voiture en panne. L'Allemand fait quelques difficultés, mais finit par accepter. Les quatre F.F.I. - qui sont naturellement en civil, montent sur le camion.


Les obsèques solennelles
 de Georges Lautrette
à l'église de Thiviers
Tout à coup, l'Allemand se ravise. Georges Lautrette sort son revolver et fait traduire ses intentions par l'un de ses camarades qui connait l'allemand.
Le camion poursuit sa route. Mais, passant a proximité de la voie ferrée, devant un convoi d'Hindous, l'Allemand crie au secours. Il est aussitôt abattu par Georges Lautrette. Le camion s'en va à la dérive et stoppe dans une haie, sous une giclée d'armes automatiques.
Le volontaire Chabaneix est tué. Et Georges Lautrette est tué à son tour en descendant du camion, tandis que les deux autres - dont l'un est blessé - réussissent miraculeusement à s'échapper.


Georges Lautrette a donné sa vie à la France. Il avait déjà tout sacrifié à la Résistance : il était prêt au sacrifice suprême. Au mémorial de la Résistance, au mémorial de la patrie, son nom ne s'effacera jamais. A notre frère d'armes, à notre camarade, nous disons ici un dernier adieu. Et notre hommage ultime, c'est de relire, une fois encore, la magnifique citation a l'ordre de l'Armée, qui lui a été décernée.
« Résistant de la première heure, a contribué à la constitution des maquis du Secteur - Nord, participant aux opérations délicates qui ont précédé le débarquement. Depuis le 6 juin, a pris part à tous les combats. Volontaire pour toutes les missions périlleuses. A trouvé une mort héroïque alors qu'il menait, le 18 août 1944, à Angoulême une opération particulièrement dangereuses ».


Forces Françaises édité par la Brigade Rac A.S. Dordogne-Nord 
(parution numéro 15 : 22 au 29 Nov. 1944)


Tous nos remerciements à Marie-Andrée Nicolas, la petite-fille de Georges Lautrette, pour avoir eu la gentillesse de partager quelques photos des obsèques solennelles du 3O octobre 1944 du Lieutenant Georges Lautrette. Egalement une belle photo de Georges et son épouse Andrée, née Cruveilhier.










Sur la route de Bordeaux vers le centre ville d'Angoulême, vous trouverez sur votre gauche (après La Maison Funéraire) une stèle à la mémoire de Georges Lautrette « Eric » responsable du parc automobile de la brigade Rac et de Jean Chabaneix adjudant du 9e Cie de la brigade Rac S.S.S. tuéà l'ennemi à Angoulême le 18 août 1944.




Square Georges Lautrette à côté du Mémorial
 de la brigade Rac à Thiviers

Le 28 août 1977 à l'inauguration du mémorial de la Brigade Rac à Thiviers
De gauche à droite : Lt Col Rac, Mme Nicolas (la fille de Georges Lautrette), 
Mme Charlotte Serre, Jean Nicard « Tom »

A lire également :

Jean Chabaneix - 9ème Cie de la Brigade Rac (lien)

Javerlhac le 24 juillet 2020 - Commémoration de la bataille de Javerlhac

Rédigé par Alan dans la rubrique ÉvènementBrigade RacSection Spéciale de Sabotage

Tous nos remerciements à Jean-Luc Forestier pour avoir eu la gentillesse de partager une photo et le discours de la cérémonie du 24 juillet 1944 avec nous.



Discours de Jean-Luc Forestier de l'Amicale des Anciens Réfractaires Combattants Volontaires de la Résistance Javerlhac - Marthon


Monsieur le Préfet, Mme la Sous-Préfète, Mr le Commandant du

groupement de Gendarmerie, Mr le Maire, Mmes Mrs.


Malgré les conditions particulières liées à la pandémie, nous sommes là pour commémorer la bataille de Javerlhac et se remémorer cette journée tragique et héroïque du 24 juillet 1944.


Six combattants de la 2e compagnie du 1er bataillon et de la Section Spéciale de Sabotage de la Brigade RAC ont perdu la vie ce jour-là.

Après une lutte âpre, qui dura toute la journée du 24 juillet, les forces de la résistance réussirent à maintenir et à repousser l’ennemi nazi et les miliciens hors de l’agglomération de Javerlhac. Ils les obligèrent à battre en retraite vers Angoulême, trajet sur lequel ils mitraillèrent les villages traversés. Leur tentative de remettre la zone du nontronnais sous la tutelle de Vichy fut un échec. Cette victoire n’était que les prémices d’une longue série qui allait aboutir à la libération des poches de Royan et La Rochelle.

A ce jour, deux vétérans de ce fait d’armes sont encore parmi nous.
Présents par la pensée, car leur état de santé ne les autorise pas à être physiquement à nos côtés, Il s’agit de René Dupon 97 ans et Henri Jardrin (dit Ricou) 96 ans (demain). Ils sont notre mémoire et nous leur témoignons tout notre respect et notre admiration.

Votre présence, Monsieur le Préfet, est un hommage rendu à ces combattants, à ces résistants, ces hommes, dont les noms figurent
sur ce monument, qui ont donné leur vie pour sauver celle des autres et nous offrir la liberté. Soyez en remercié.

Sud Ouest

Stèles commémorant la bataille de Javerlhac du 24 juillet 1944 (lien)

Cérémonie de Javerlhac le 24 juillet

Rédigé par Alan dans la rubrique Évènement,  Brigade RacSection Spéciale de Sabotage

Le 24 juillet, nous célébrerons la commémoration du combat de Javerlhac du 24 juillet 1944 mais cette année en raison du Covid 19 les conditions seront très stricte.

La cérémonie ne sera suivi ni du vin d'honneur, ni du repas traditionnels.


Partie de nuit d'Angoulême, une colonne d'Allemands et de miliciens forte de 4OO hommes, arrive ce 24 juillet au petit jour au barrage. Face à cette colonne qui se veut punitive, le Groupe Manu composé d'un effectif de 3O hommes, tiendra pendant deux heures et les renforts de la SSS sous le commandement de Jacques NANCY, permettront de sauver Javerlhac après 1O heures de combat.

Cinq morts seront à déplorer coté résistants, dont Manu ACEBES Lieutenant FFI 2ème Cie Brigade RAC et créateur du Groupe Manu.


Stèles commémorant la bataille de Javerlhac du 24 juillet 1944 (lien)

Hommage à Jacques Nancy le 10 juillet 2020 - photo de la cérémonie au Mémorial de Chasseneuil

Rédigé par Alan dans la rubrique Section Spéciale de Sabotage

Un grand merci à Julien Brulaud pour avoir partager ces photos de la cérémonie du 1O juillet 2O2O au Mémorial de Chasseneuil en hommage à Jacques Nancy, décédé le 1O juillet 1987. Chaque année une cérémonie est organisée par l'Amicale de la Section Spéciale de Sabotage.




Capitaine Jacques Nancy "Sape"
Officier parachutiste Service BCRA
Commandant de la Section Spéciale de Sabotage


Abel Maurellet et Jacques Nancy

Hommage à Marcel Belly - 2ème Cie Brigade Rac


A la mémoire de Marcel BELLY dit « Félicie »
Nous a quitté il y a 2 ans le 22 mai 2O18

La tombe de Marcel Belly fleurit ce matin par sa famille


Engagé dès janvier 1941 pour l’Afrique du nord, Marcel sera démobilisé le 8 juillet 1942 à Marseille suite au débarquement anglo-américain.

De retour à javerlhac, il refusera de partir au STO et rentrera au maquis au côté de Manu ACEBES dès avril 1944 (2ème Cie Brigade RAC). Promu Chef de groupe (FM et Mortiers), puis Sergent au 5Oeme RI.

Marcel sera de tous les combats, Chazelles, Javerlhac, Mornac, prise d’Angoulême, Cognac et Saintes et les opérations sur le front de l’atlantique. Démobilisé fin 1945, il reprendra l'entreprise de battage et scierie à javerlhac.

Il aura oeuvré toute sa vie pour perpétuer la mémoire de la Brigade RAC et de ses frères d’armes.

Marcel Belly à Marthon le 28 mai 2O16


Michèle Cézard avec René Dupont et Marcel Belly après l'inauguration de la stèle à la Brigade Rac à Périgueux 
le 21 octobre 2O17




M. Marcel Belly
ancien réfractaire et résistant au sein de la brigade Rac
médaille de l'ordre national du Mérite
chevalier des Arts et Lettres
Président d'honneur de l'A.A.R.-C.V.R.
(Amicale des Anciens Réfractaires et Combattants Volontaires de la Résistance Javerlhac-Marthon)

Commémoration de Javerlhac du 24 juillet 2O17 
En face de la mairie de Javerlhac Michèle Cézard, Marcel Belly, 
le Maire de Javerlhac Monsieur Jean-Pierre Porte, René Dupont, Jean-Luc Forestier



Commémoration de Javerlhac du 24 juillet 2O17 
Marcel Belly, Laurent Martinet et René Dupont

Photos de la 9e Cie de la Brigade Rac

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

Tous nos remerciements à la famille de Roland Reydit pour avoir eu la gentillesse de partager ces belles photos avec nous.

Roland Reydit, résistant dans le maquis du Nord de la Dordogne puis au sein de la Brigade RAC dans la 9e Cie a participé à la libération de Périgueux, Angoulême, Cognac, Saintes, Royan et l'Île d'Oléron. Roland est sur toutes les photos ci-dessous.







La 9e Cie - le départ de Saint-Jean-de-Côle


Roland Reydit est à gauche




Roland et Jacques Reydit - 9ème Cie / 3ème bataillon de la Brigade Rac

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

Tous nos remerciements à la famille Reydit pour avoir eu la gentillesse de partager cette belle photo avec nous aujourd'hui le 75e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.


Roland Reydit est à gauche avec la cigarette et son cousin Jacques Reydit est à droite en retrait derrière.

Tous les deux ont fait partie de la 9ème Cie de la Brigade Rac et ont participé à la libération de Périgueux, Angoulême, Cognac, Saintes, Royan et l'Île d'Oléron

Photo prise à Thiviers sur la route qui est devenue l'avenue Charles de Gaulle. Devant la maison des Reydit que l'on voit derrière.

Roland Reydit - 9e Cie de la Brigade Rac

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

Roland REYDIT

Né Périgueux en 1925

Résistant dans le maquis du Nord de la Dordogne 
puis au sein de la Brigade RAC dans la 9e Cie.
Il a participé à la libération de Périgueux, Angoulême, Cognac, Saintes,
 Royan et l'Île d'Oléron.

Survenu à l’âge de 94 ans, il nous a quitté le 13 octobre 2O19 à Thiviers où il résidait la plupart de sa vie.



Exemplaire du livre Bataillon Violette de la famille Reydit avec des dédicaces de Rac, Violette et le capitaine Fred


Quelques photos de Roland prises à Thiviers en 1944 / 1945





Valérie, la petite-fille de Roland nous a partagée cette anecdote ci-dessous qu'il lui avait raconté sur la prise de Royan en avril 1945.

Après que le bombardement ait eu lieu, avec d’autres combattants, il avait rencontré un habitant de Royan qui revenait chez lui et qui voulait leur montrer sa maison. Arrivés à Royan le monsieur avait été incapable de retrouver sa maison ni même sa rue, Royan ayant été entièrement rasé. Ils avaient du laisser cet homme désemparé derrière eux. Cette histoire avait profondément marqué son grand père tellement elle était triste...


Portrait de Roland Reydit d'après une photo prise en 2O17

Le 1er avril pendant la crise mondiale de Covid-19 Valérie a écrit ce bel hommage très emouvant à son grand-père, son Pépé, Roland :

Ce soir tu me manques. Tu me manques tous les jours en fait, mais ce soir plus que les autres, va savoir pourquoi.... Je suis contente quelque part que tu n’aies pas à vivre ce que l’on vit, tu ne l’aurais pas supporter, toi qui n’aimais pas être seul, toi qui avais toujours quelqu’un chez toi, toi qui sortais plus de trois fois par jour pour aller chercher un truc au supermarché. Tu aurais fini en prison à force de te balader... N’empêche que tu aurais dit que c’est un joli bordel et qu’ils commencent tous à te faire chier... et tu aurais bien raison.. Je suis contente que tu ne sois pas là pour voir ou même subir ce désastre. Mais bon sang qu’est ce que tu me manques, terriblement... la vie c’est moins drôle sans toi.