Edgar Saumon - Résistant et organisateur des cérémonies de la Brigade Rac à Torsac et Mouthiers

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade RacPortraitLieu de mémoire

Extrait du Bulletin de Liaison des Amicales Rac et 50 R.I. - Numéro 2 : Octobre 1978

Un volontaire : Edgar Saumon

Né le 5 juin 1920 à Torsac (Charente), marié, trois enfants, commerçant. Entré dans la Résistance en 1942, affecté à la 5e Cie de la Brigade Rac en août 1944. A participé à toutes les opérations pour la libération des départements de la Charente et de la Charente-Maritime, notamment Royan et Île d'Oléron.

A été démobilisé le 11 octobre 1945 à AIRVAULT.
Organisateur des cérémonies du souvenir à TORSAC et MOUTHIERS.
Animateur de les réunions de l’amicale Rac.
A reçu le 14 juillet 1978 à VEUIL et GIGET la Croix de Combattant Volontaire.


Nous accompagnerons ce text trop aride d'une petite anecdote :
"Après les évènements du BREUIL et la poussée allemande vers SAUJON, la 5e Cie revient à NANCRAS. La situation instable nécessite la mise en place de petits postes de sécurité sur les routes du secteur. La pluie fait son apparition et les nuits sont fraiches. De bon matin POITEVIN, commandant la compagnie fait le tour du dispositif. C'est ainsi qu'un jour, il aperçoit un homme en chemise claire, apparemment sans autre vêtement. Il s'approche et trouve Edgar SAUMON de garde depuis la veille qui a enlevé sa veste pour en recouvrir son F.M. dès que le crachin s'est mis à tomber "car" dit-il au grand étonnement de POITEVIN "je suis sûr qu'ainsi il fonctionnera bien, il est au sec ....." qui pourrait dire mieux !



Torsac et Mouthiers 

Rédigé par Robert ROL, ancien officier du 2e Bataillon Brigade Rac
Tiré du Bulletin de Liaison des Amicales Rac et 50 R.I. d'octobre 1978

Le dimanche 27 août, les anciens étaient conviés, à nouveau, par Edgar Saumon, en plein accord avec les autorités locales, au rassemblement de tradition, afin de rappeler le sacrifice de tous ceux, qui 34 ans avant, sont tombés, dans ces villages charentais, sous les balles ennemies.

Appel entendu, puisqu'une centaine de personnes se trouvaient à TORSAC et que des dizaines d'amis avaient exprimé leurs regrets de ne pouvoir être présents. De bout en bout nous avons été accompagnés, entre autres, par le Député-Maire d'ANGOULEME, M. BOUCHERON, désireux de manifester son admiration aux jeunes volontaires sur les lieux en 1944.

Vers 10h, nous étions à l'Etang Genevraux, sur la RN 10bis devant la stèle commémorant ce malheureux affrontement qui aurait dû normalement avoir un tout autre résultat.

Août 1978 :
Robert Rol lors des cérémonies de Torsac (l'Etang)
où il representait du col Rac
Ensuite, l'abbé MANGON curé de Mouthiers nous accueillait dans sa belle église romane et magnifiait dans des termes émouvants l'élan de ces combattants, venus parfois de fort loin, terminer de façon si imprévisible, une vie pleine d'espérance et d'avenir. Devant le beau monument aux morts, dominant la vallée de la Boeme, un de nis vétérans, CARLIN de Ruelle, en quelques termes concis, évoqua la leçon de ces sacrifices.

Même cérémonie au cimetière de Torsac quelques instants plus tard, en présence de la municipalité. On s'est souvenu qu'en 44, depuis plusieurs heures, l'abbé RICHEUX avait escaladé le clocher et ne cessait de donner des renseignements sur les mouvements de l'ennemi, ce qui allait modifier, en faveur du 2e Bton, l'issue Rac avait fait savoir ses regrets de ne pouvoir être présent. Une adresse lui a été envoyée à l'issue de repas, alors que notre ami LEONARD, manifestant une éternelle jeunesse, ne cessait d'enrichir sa collection de clichés. Vees SAUJON une fois de plus nos remerciements et nos félicitations. De sa propre initiative, sans se lasser, il dirige et anime tous les ans le programme de la journée. Comme il lui était fait reproche de garder tous les frais à sa change, il a répondu qu'il était nécessaire de savoir que cela lui coûtait de l'argent. Dans le cas contraire qui pourrait croire à sa sincérité. C'est parce qu'il y avait des volontaires de ce genre à la Brigade Rac, que nous avons pu manifester un certain visage. Un tiers de siècle après, nous le contemplons encore avec fierté ; peut être même de l'extérieur, nous viennent de plus en plus, de ce fait, des regards attentifs, qui sait, attendris aussi. Et s'il y avait des illusions dans ces propos, pardonnez à notre jeunesse ...... prolongée.




Après la cérémonie de Torsac d'août 1978


 La cérémonie de Mouthiers d'août 1978

A lire également :

24 août 1944 : L'Etang Genevrau, Foquebrune et Torsac (lien)
Mouthiers : Les héros du 24 août 1944 (lien)
L'abbé Richaux, le fameux curé de Torsac (lien)


Hommage à Rodolphe Cézard, le colonel Rac, qui nous a quitter il y a 33 ans

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

C'est le dimanche 23 septembre 1984, dans les premières heures de la matinée, que tombait cette triste nouvelle. Le colonel Rac venait de nous quitter.

Dans les jours qui ont suivi, beaucoup d'hommages à ce grand homme sont apparus dans les journaux de France.

Rodolphe Cézard
Chevalier de la Légion d'honneur
Médaillé de la Résistance
Croix de Guerre 1939 - 1945
Etroitement lié à la libération de Périgueux, Angoulême, Saintes, 
Rochefort, Saujon, Marennes, Royan et de l'Île d'Oléron


« L'âme de la Résistance française en Dordogne-Nord » 
(Charles de Gaulle) 

Né le 3 janvier 1916, à Hayange (Moselle), le jeune Rodolphe Cézard fit de brillantes études en Lorraine et décrochait son 2e bac à 17 ans. Après le peloton de préparation des E.O.R. et l'Ecole d'Application de Fontainebleau ; son rêve est réalisé : il est officier d'artillerie. La déclaration de guerre le trouve au 163e R.A.P. à Bockange, a 40 km de Metz.

Fait prisonnier, avec les 25 000 hommes de la ligne Maginot, il est interné à l'oflag XB à Nieubourg. Libéré en sa qualité de Lorrain en février 1941, il rejoint sa famille qu'il fait passer aussitôt en zone libre.

Après bien des péripéties Rodolphe Cézard échoué à Thiviers, en décembren1942 et adhère immédiatement à l'armée secrète sous la pseudonyme de Collet. Remarque par Charles Serre, il devient son suppléant et prend le nom de Christian.

Au cours d'une réunion de tous les principaux résistants du secteur, le 15 juillet 1943 il est désigné à l'unanimité comme chef militaire de Dordogne nord.

Cette responsabilité il va l'assumer pleinement et sans défaillance. Avec obstination, après l'arrestation de Charles et Charlotte Serre, le 22 janvier 1944, il va redoubler d'efforts pour créer partout des maquis, organiser les compagnies et les bataillons. Au total il aura jusqu'à 6 000 hommes sous ses ordres lors de la création de la brigade RAC, brigade qui portera son nom et qui aura vu 252, des siens tomber lors des différentes combats qui l'ont opposé aux troupes d'occupation depuis le pont Lasveyras jusqu'à l'Île d'Oléron.

Après la guerre, il quitte l'armée et revient en Lorraine où pendant une trentaine d'années, il fut journaliste au « républicain Lorraine » à Metz. C'est dans cette ville qu'il se retira de la vie active, mais sa retraite fut hélas de courte durée. Atteint d'un mal implacable, il lutta avec toute son énergie et un courage admirable. Malheureusement ce dernier combat devait prendre fin en le debut d'automne 1984.

Une délégation de ses anciens maquisards était venue lui rendre un dernier hommage à l'église de l'Immaculée-Conception de Metz-Queuleu le 26 Septembre, mais tous ne pouvaient être présents. Ainsi le bureau central des amicales RAC et du 50e RI a fait dire une messe en sa mémoire le jeudi 18 octobre à l'église Notre-Dame de Thiviers. L'office a été célébré par les anciens aumoniers de la brigade, les abbés Dupin de Saint-Cyr et Delpech et l'abbé Miane, curé de la paroisse.

Très aimé de ses anciens soldats dont il avait su conquérir l'estime par son sens de l'organisation, de la justice, sa sollicitude et sa bienveillance et qu'il avait regroupés dans une Amicale qu'il a animée jusqu'au bout.


Le 18 septembre 1944 à l'aérodrome de Cognac.
Le Général de Gaulle serre la main de Rac

André Léonard - Photographe de la brigade Rac

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade RacPortrait

Tiré du numéro 8 du Bulletin de Liason des Amicales Rac et 50e R.I. - publié en avril 1980.

André LEONARD
Un photographe témoin de son temps ....

Bernard Koller "Barney" - un aviateur américain dans le maquis de Jacques Nancy

Rédigé par Alan dans la rubrique Les AlliésSection Spéciale de Sabotage

Rapport d'évasion du second lieutenant Bernard Koller ''Barney'' écrit en 1944 pour ses amis. Navigateur de l'USAAF Forteresse volante "Sweet Job" qui s'abattit à "La Bodinais" en Lanrelas (Côtes d'Armor) le 8 juin 1944, il a rejoindre la Section Spéciale de Sabotage de Jacques Nancy en Charente deux semaines plus tard.

Voici son histoire.                                                                                              (Version in English)

Bernard "Barney" Koller - an American airman's story of escape and evasion in France


The following amazing story was written late in 1944 by USAAF 2nd Lt Bernard Koller "Barney" to help explain to his friends what had happened to him during the three months he was in France.                           (Version française)

Angoulême : Plaque commémorative S.N.C.F.

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire

Photos prises le 31 août 2017 a la gare d'Angouleme après le dépôt de gerbe sous la plaque en mémoire aux agents de la S.N.C.F. 

Angoulême : Monument des déportés

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire

Photos prises le 31 août 2017 après le dépôt de gerbes au monument des déportés devant la gare d'Angoulême.