Samedi 16 novembre - Journée organisée par l'Association Périgord Mémoire Histoire

Samedi 16 novembre: journée PMH

L'Association Périgord Mémoire Histoire, présidée par Norbert Pilmé, organise une journée: 

"18 juin 194O: l'appel à la Résistance du Général De Gaulle"
au Centre départemental de la communication
2, cours Saint-Georges à Périgueux

9H3O - 1OH3O - 13H3O  Exposition inédite commentée

15HOO Conférence de Fabrice Grenard et Fabrice Bourrée de la Fondation de la Résistance

"44/47, de la Résistance à la République"

18HOO Théatre par la Cie "Le Saut de l'Ange"
"de tant d'horreurs mon coeur devint immense"

Entrée libre et gratuite pour conférence, théâtre et expo. Venez nombreux.
Avec le soutien du Conseil départemental de la Dordogne et de la mairie de Périgueux

Enfance et résistance : Danilo BITTENTE

Texte tiré d'un travail fait par des collégiens (ROUSSELOT Simon et CHAMBON Alexis) pour le concours national de la résistance et de la déportation.
Tout d'abord un grand merci à Simon ROUSSELOT pour son aimable autorisation de publier cet article.


Nous allons vous raconter les aventures de Danilo Bittente. Il a 1O ans à la déclaration de guerre et tout ce qu'il va réaliser d'extraordinaire il le fera avec l'insouciance de la jeunesse.

Danilo Bittente est né dans le Nord en 1929, fils d'émigrés italiens : giuseppe Bittente, son père, travaille dans une briqueterie, Marina Palmira Brochetto sa mère, dans une filature. A la suite de la fermeture de la briqueterie, la famille vient s'installer en 1935 à Péruzet, village situé au nord de La Rochefoucauld sur la route de Limoges et construit autour des grandes tuileries où le père de danilo a retrouvé un travail.

1939

Danilo et les autres enfants du village vont à l'école à La Rochefoucauld. La rentrée 1939 est perturbée. Il ne reste que trois maîtres pour cinq classes et les effectifs commencent à augmenter avec les premiers réfugiés. Petits parisiens envoyés chez leurs grands-parents dans premier temps, puis réfugiés des départements du front, mosellans...

JUIN 194O

Dès la première semaine de juin, l'entrée des troupes ennemies dans Paris, le 14, et le franchissement de la Loire, c'est le flot continu de réfugiés qui arrive par la nationale 141 et traverse le village de Péruzet. il n'y a plus d'école et Danilo et ses camarades assistent à cet étrange défilé. La guerre est-elle perdue ? tous espèrent que l'armistice dont on parle arrêtera l'avance allemande (17 juin).
Mais au matin du 22 juin, on frappe à la porte de Madame Moreau, une voisine de Danilo. Elle ouvre et se trouve face à deux allemands en uniforme. La pauvre femme est tétanisée par la peur et ne comprend rien à leur verbiage. Les allemands voient la casserole de lait sur le feu. Joignant le geste à la parole, il lui font comprendre que c'est ce qu'ils veulent. Ils boivent le lait, offrent de payer et s'en vont. Ouf ! Mais ils sont bien là.
Dans les deux à trois jours suivants, une charrette est placée en travers de la N141 à la hauteur  du rond point actuel de la rue de la Paix. Gardée par une sentinelle allemande, elle marque la limite entre la zone occupée (La Rochefoucauld) et la zone libre (Péruzet/Taponnat). C'est ce qu'on appellera désormais la ligne de démarcation. Quelques jours plus tard, le barrage est déplacé 5OO mètres plus loin en direction de Péruzet, caissons déposés en chicane, barrière levable, barraquement...

Les allemands fêtent l'événement. Les enfants retrouvent des bouteilles de champagne vides. Les autorités françaises installent leur poste frontière dans le village même de Péruzet qui se retrouve ainsi le "No man's land". Les allemands photographient les français qui montent leur barrage. Il s'agit d'ne frontière qu'il est interdit de franchir en dehors des postes ouverts sur les grandes routes. Il faut présenter un laisser-passer (Ausweiss) et une carte d'identité. La ligne est surveillée. Une mitrailleuse est installée sur la voie ferrée de décauville (chemin de fer à voie réduite) en direction de la Logeaude. 

Les enfants de Péruzet, pour se rendre à l'école à La Rochefoucauld, ont dès la rentrée 194O un laisser-passer, mention "Shulbesuch-La Rochefoucauld" (scolarisation-La Rochefoucauld), renouvelable tous les trois mois à la Kommandantur de La Rochefoucauld.

Les allemands au poste connaissent les enfants de la ligne et le plus souvent, ils les laissent passer sans contrôle. C'est ainsi que Danilo va commancer le passage clandestin du courrier d'une zone à l'autre, car la correspondance officielle entre les deux zones était soumise à la censure.

Danilo est dans la classe de M.Beillard (qui jouera plus tard un rôle prépondérant dans le maquis Bir Hacheim). Pour son maître et pour M. Pinaud, autre instituteur, il passe régulièrement du courrier dans ses livres. Jamais il ne sera fouillé. Il ramène le courrier chez lui où le facteur de Taponnat le récupère.
Toujours pour rendre service à son instituteur, Danilo passe à plusieurs reprises le laisser-passer de ce dernier. Voici comment : 
M.Beillard a un laisser-passer pour se rendre chez ses parents à Chasseneuil en zone libre, mais pas sa femme. Après le passage de la ligne, il dépose le laisser-passer à Danilo, qui repasse la ligne avec et le porte à Mme Baillard. Celle-ci change la photo (on suppose que le prénom était mixte) et avec sa carte d'identité, passe à son tour la ligne. Au retour, Mme Beillard passe la première, Danilo descend à La Rochefoucauld récupérer le laisser-passer, repasse la ligne et attend chez lui M.Beillard qui le falsifie à son tour.
Les jours de fouille, il fallait attendre le renouvellement de la garde. Ce petit trafic n'était possible qu'avec l'autorisation des parents de Danilo.
Il l'a fait simplement pour rendre service, sans se poser de questions. Mais surtout sans en parler...

ETE 1942

A La Rochefoucauld, il était possible de prendre contact avec des passeurs qui vous faisaient franchir la ligne de nuit, et, au petit matin, les candidats à la liberté se retrouvaient à la gare de Taponnat.

Gaston Lavaud avait alors seize ans, et était apprenti boulanger à La Rochefoucauld. Il a fait passer la ligne de démarcation à de nombreuses personnes. Il récupérait les clients dans un petit café, rue Porte de Marillac, et les conduisait par le chemin des vignes et la ferme de la Paix en bordure de voie ferrée, après avoir attendu le passage de la patrouille qui allait de la gare en direction du pont de la route de Vitrac. Ils suivaient la voie ferrée en longeant les haies et les bosquets. Il conduisait ses clients jusqu'à la gare de Taponnat. 
Les familles étaient séparées pour limiter les risques en cas d'arrestation. C'est ainsi que Danilo est un jour contacté par Gaston Lavaud pour accompagner deux enfants juifs en zone libre. Danilo n'avait pas connaissance des rafles et autres persécutions sur les juifs et, spontanément, il accepte de les aider.  Ils ont 6 ans et 11 ans, sont mal habillés. Danilo ne connaît même pas leurs prénoms. Ils se parleront peu. Il décide de les passer par le poste allemand comme il le fait tous les jours avec ses copains d'école. Les allemands, habitués au passage des enfants, ne réagiront pas. Les garçonnets furent récupérés chez les parents de Danilo. Il ne saura jamais ce qu'ils sont devenus. Il n'a été sollicité qu'une seule fois.

Chos extraordinaire, ce n'est pas ce jour là que Danilo a eu le plus peur, mais le jour où, avec l'appareil photo de M.Babin, il s'est avancé le long du fossé, caché derrière les arbres bordant la route nationale, et a photographié le barrage allemand lorsque le douanier est rentré dans le baraquement.

Danilo n'était qu'un enfant, et sa seule motivation était de rendre service, d'aider les autres. Son engagement fut spontané, sans toutefois qu'il eût conscience des risques encourus, des menaces éventuelles pesant sur ses proches. C'est ce qui rend son histoire unique parmi les enfants de la ligne. Et ce n'est que récemment, à la demande des nouvelles générations, à cette envie de savoir ce qu'il s'est passé, ce qui lui est arrivé, qu'il a répondu avec joie aux questions que nous avons posées.


Vous pouvez retrouver ce texte issu du travail collectif pour le concours national de la résistance et de la déportation avec quelques photographies sur le lien suivant : 

 https://d1n7iqsz6ob2ad.cloudfront.net/document/pdf/5326d13014721.pdf


Mensignac (24) - Lundi 11 novembre 2019 - Cérémonie Commémorative de l'Armistice du 11 novembre 1918

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire,  Évènement


Cérémonie Commémorative de l'Armistice du 11 novembre 1918

Mensignac (24)

Lundi 11 novembre 2O19

Camp du maquis de Durestal - Photos du 21 au 22 septembre 2019 - Partie 1 - La cantine

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire,  Évènement

Le week-end du 21 et 22 septembre 2O19 à Durestal était présent l'association la mémoire de nos pères pour la reconstitution d'un camp de maquisard. Cet évènement faisait partie du 36e Journées Européennes du Patrimoine.

Ce fut un immense honneur de participer à ce week-end et un grand merci à tous les gars de l'association pour leur chaleureux accueil !















Ma peinture de Nono

Photos du garage du camp (lien)

Camp du maquis de Durestal - Photos du 21 au 22 septembre 2019 - Partie 2 - Le garage

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire,  Évènement


















Partie 3 - Photos du bureau du camp (lien)

Camp du maquis de Durestal - Photos du 21 au 22 septembre 2019 - Partie 3 - Le bureau du camp

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire,  Évènement









Partie 4 - L'histoire du camp (lien)

Camp du maquis de Durestal - Photos du 21 au 22 septembre 2019 - Partie 4 - L'histoire du camp

Rédigé par Alan dans la rubrique Lieu de mémoire,  Évènement

Le chemin de la mémoire du camp de Résistance de Durestal (près de Cendrieux) a été réalisé par le Centre Départemental de la Mémoire de la Dordogne présidé par Jean-Paul Bedoin, en liason avec la Municipalité de Cendrieux et la Communauté de communes du pays vernois. Egalement, l'association ASPPI 24 a participé grandement à la réhabilitation du site.

Le camp se trouve près de la stèle élevée en 199O dédié au maquis de Durestal fondé par Mojzesz Goldman, dit « Mireille », premier chef départemental du maquis AS Dordogne en 1943. Près de 1OOO hommes pouvaient séjourner dans ce lieu situé près d'une source, une veritable "ville dans les bois".








Le chemin au camp pendant la guerre



Livre association 1O euros

Lien à l'album photos du 21 septembre du page Facebook de l'association La Mémoire de Nos Pères au camp de Durestal (lien)

Photos du 21 septembre réalisées par Jade Chabreyrou (lien)



Mon tableau du pré à côté des bois de Durestal