Cérémonie pour le Groupe Roland - Saint-Front-sur-Nizonne (Dordogne)

Le 5 juin 2O21 - Photo de la cérémonie pour le groupe Roland devant la mairie de Saint-Front-sur-Nizonne. Hommages à la  brigade Rac commandé par le colonel Rac



Hector Canva dit « Roland »
A.S. Dordogne-Nord

Hector Canva dit « Roland » est né le 1er août 1918 à Floringhem, Pas-de-Calais. Sous-officier d'artillerie, chef d'une section, il subit la débâcle de juin 194O. Réfractaire au S.T.O. il gagne le Maquis de l'A.S. au printemps 1943 et poursuit la guerre au sein de la Brigade Rac. 

Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Décédé le 26 octobre 1996 à Saint-Front-la-Rivière (Dordogne) où il a été inhumé.

Voici ce que raconte Hector Canva :   
Hector Canva 

Le 2O mai 1944, je reçois ma convocation pour le S.T.O. Faisant partie de la Résistance depuis un an et demi, je n'ai aucune peine à rencontrer Rac, chef de l'A.S. Dordogne-Nord, et à me mettre à sa disposition. Il me donne le commandement de quatre maquis. Ce sont les groupes de Saint-Front-la-Rivière, Javerlhac, Dournazac et Saint-Paul-la-Roche, au total cent trente hommes environ. Il est décidé que la réunion de ces quatre groupes se fera le 5 juin à Saint-Front-sur-Nizonne, ce qui se fait sans incident. Nous nous installons dans les bois entre Brantôme et Bourdeilles, sur la commune de Biras. Deux jours après le débarquement, deux sabotages dans la même journée : coupure de voie ferrée entre Agonac et Château-Lévêque et sabotage du tunnel de Roufelier (ligne Ribérac-Angoulême) qui rend le trafic impossible pendant plusieurs mois.  

Le 1O juin, mouvement sur Saint-Saud et finalement Nontron où le capitaine Boucharel nous installe dans des baraquements route de Piégut. Le 13 juin, mouvement sur Champeau puis retour à Nontron. Le lendemain, je pars à Saint-Saud et je ramène le capitaine Dupuy chargé de former le 1er  Bataillon à Nontron.


Nous sommes très reconnaissant à la famille de Pierre Raymond Clément Froissard pour avoir eu la gentillesse de partager ces photos. Pierre Froissard a rejoint le groupe Roland Canva à Excideuil le 27 juin 1944. Il a été blessé par balle à la main durant l'embuscade de Mareuil du 19 juillet 1944. Il est resté dans la Brigade Rac jusqu'en 1945 et a participé à la Libération de Périgueux, Angoulême et Royan.


Au dos de la photo d'Hector Canva


Novembre 1945 
Le régiment part demain pour l'Allemagne. Le Colonel Roy se fait photographier avec un groupe d'officiers.
De gauche à droite : Guy Berger, Robert, Lafage, Hector Canva, Dubois, Roland Clée, Pierrot Couturier et René Rispard


« A mon ami Froissard en souvenir des belles heures vécues ensemble » 

Photo ci-dessous de la collection de la famille de Ducourtieux


Photo du Groupe Maquis no.2 :

Le 5ème homme en partant de la gauche, derrière le chien, c'est Roland Canva. Le 9ème : Jean Juge, le 1Oème avec chapeau : Robert Juge (le frère de Jean Juge) 

A lire également :

Robert Juge - Groupe Roland Canva - G.M.2 de la Brigade Rac / 5Oème R.I. (lien)

Jean Robert Lajarthe - Groupe Roland Canva / 4ème Cie de la Brigade Rac - Saint-Front-la-Rivière (lien)

 

Robert Pike - Silent Village - Life and Death in Occupied France / Oradour-sur-Glane

Silent Village is a meticulously researched history of the people who lived in Oradour-sur-Glane. On 1O June 1944, in this picturesque village in the rural heart of Vichy France, 643 men, women and children were murdered in the nation’s worst wartime atrocity. Using interviews with the last remaining survivors and powerful archival material, the book is a unique insight into the traditions, loves and rivalries of a typical village in occupied France both before the tragedy and in its aftermath.



Robert Pike is an author and historian of modern France. His first work, Defying Vichy: Blood, Fear and French Resistance, was published by the History Press in 2O18.

Hardback / 384 pages / Published April 2O21 / £2O 


Cérémonie du 8 mai à Saint-Front-sur-Nizonne (Dordogne)

 Photo de la cérémonie du 8 mai à Saint-Front-sur-Nizonne


De gauche à droite Michel Aupetit, représentant la brigade Rac et Gérard Chapeau.

Hector Canva dit « Roland » - A.S. Dordogne-Nord (lien)

Photo de la cérémonie du 15 avril 2021 à Brie, Médis (17)

Rédigé par Alan dans la rubrique Brigade Rac

Le 15 Avril 2O21

Cérémonie commémorative à Brie, Médis (17)


Photo prise à l'occasion du 76ème anniversaire de la Libération du village.  

Hommage à Henri Jardrin « Ricou » - 2ème Cie de la Brigade Rac

Aujourd'hui, nous avons rendu un hommage à Henri Jardrin, dit Ricou, au cimetière de Nontron en présence de sa famille et de six drapeaux représentant : l'AARCVR 2ème Cie 1er Bataillon Brigade RAC, les anciens de la Brigade RAC de Nontron, la Médaille Militaire section Nontron, le Souvenir Français, les Anciens Combattants de Nontron 14/18 et 39/45 et la France Libre.
Hommage à Ricou (Messe de quinzaine) 7 Mars 2O21 au cimetière de Nontron. 

Ricou, une page se tourne, mais le livre reste ouvert. A travers ces tranches de vie que tu nous as fait partager par tes récits, tu nous as fait prendre conscience de notre rôle de transmission. Nous sommes tous des passeurs de mémoire et notre meilleur façon de vous honorer toi Ricou et tes compagnons sera de raconter à notre tour aux plus jeunes, de commémorer, de faire vivre le souvenir. Merci Ricou pour tout ce que tu as fait, pour ces moments d’échange et de confiance. Dans bien des circonstances, tes conseils et ton avis que l’on avait l’habitude de solliciter, vont nous manquer. Tu vas nous manquer mais tu resteras présent. 

Jean-Luc Forestier Président de l’AAR-CVR

René Chabasse 1921-1944 Héros de la Résistance

Rédigé par Alan dans la rubrique Section Spéciale de Sabotage

René Chabasse 1921-1944
Héros de la Résistance
BCRA Réseau SOL - BOA Région B

Homme de coeur, homme d'honneur, homme de conviction, d'action, et de courage. Abattu à Angoulême le 21 février 1944 à l'âge de 23 ans.

Chaque 21 février à 17 heures à l'angle du boulevard René Chabasse et la rue de Périgueux, le lieux de cet événement tragique, il y a une cérémonie en sa mémoire. 

René Chabasse né en 1921 en Dordogne est élevé à Bouëx (Charente) où sa mère est institutrice ; son père retraité de la gendarmerie s'occupe d'une petite propriété agricole. René passe ses baccalauréats au lycée d'Angoulême. Il se destine au professorat d'éducation physique. En 194O il est moniteur.

Bouëx se trouve à proximité de la ligne de démarcation. D'emblée René Chabasse n'a accepté de se soumettre. Il franchit clandestinement cette ligne. Il connait très bien le terrain. Il repère les heures et les itinéraires des patrouilles. Il tente divers points de passage. Il devient vite un véritable spécialiste.

Fin juillet il fait passer son ami de lycée Jean Lapeyre-Mensignac. Leurs liens d'amitié lycéenne prennent une autre dimension. Ils se promettent de lutter ensemble jusqu'au jour de la victoire.

Novembre 194O Jean Lapeyre-Mensignac rencontre un ami de vacances d'avant guerre, un peu plus âgé qui lui, Guy Chaumet, qui est déjà en contact avec Londres (Réseau Copernic) et lui présente Théo Burlot (Réseau F2). Sans retard Jean Lapeyre-Mensignac et René Chabasse se mettent à leur disposition : ils seront « passeurs » et agents de renseignement surtout sur Bordeaux où Jean Lapeyre-Mensignac a commencé ses études de médicine.

Les passages, les renseignements marchent bien. Chabasse est vite « plein temps », son activité est intense, il étend ses recherches sur la Bretagne et la Normandie. Automne 1942, Jean Lapeyre-Mensignac a eu un contact avec le « Réseau Action Sol », basé à Saint-Etienne, chef Eugène Bornier alias « Sol » BCRA. Malgré sa réussite remarquable dans le renseignement, René Chabasse s'engage dans « l'Action » aux côtés de son ami qui va vite devenir l'adjoint de « Sol ».

Action de « Sol » :
Organisation d'atterrissages et parachutages, formation de petits groupes armés.

Jean Lapeyre-Mensignac soutenu par René Chabasse propose à « Sol » une extension de son réseau en Aquitaine. Accord de « Sol » et du BCRA. Ce sera la mise en place de ce qui va devenir le BOA Région B.

Chabasse avec Charles Franc (un autre ami du lycée) sera responsable BOA pour la Charente et la Charente-Maritime. Sous leur impulsion, l'implantation du BOA en Charente va être rapide et d'une grande efficacité.

Chabasse parcourt des centaines de kilomètres à bicyclette pour repérer des terrains que la RAF (Royal Air Force) pourra trouver aptes à recevoir des atterrissages. Ainsi le terrain « Serin » près d'Ambérac, « Albatros » près d'Angeac. Les terrains pour parachutages demandent moins d'exigences techniques  - citons « Chouette », « Pintade », « Pélican »...

L'équipe de réception pour atterrissages a son centre opérationnel chez Franc à Malaville. Formée autour de Lapeyre-Mensignac avec Chabasse, Franc, Barrère, Margariti, Boireau. Chabasse a repéré les moindres buissons, les plus petits sentiers autour des terrains.

Le 23 avril 1943 : 1er atterrissage double Lysander sur « Serin ». 18 Septembre 1943 : 2ème double Lysander sur « Serin » (arrivée de Pierre Brossolette). 14 novembre 1943 : double Lysander sur « Albatros » : arrivée du Colonel Bonnier « Hypoténuse » DMR Région B et du Capitaine Nancy « Sape » chef saboteur Région B.

Pendant ce même temps il a fallu aussi recruter et former des équipes pour les parachutages. Chabasse décide de fixer le centre opérationnel dans la ferme des Duruisseau, « aux Forêts » près de Bouëx. Ils ont déjà été ses agents de renseignement. La jeune Andrée fait des liaisons. Le fils Edmond sera chef d'équipe de parachutages. Il forme des équipiers, les fait agréer par Chabasse, qui recrute deux autres chefs d'équipe : Guy Berger et René Rispard. Il met en place des « boîtes à lettres" et divers points de contact pour transport. Il lui manque une chose : un lieu de repos personnel. Trop occupé, il mange et dort chez les agents qui pour la plupart ne connaissent pas son identité. Il est SDF !

Fin 1943, début 1944, avec l'arrivée du DMR les parachutages du BOA Charente deviennent nombreux. La nuit du 6/7 février ses équipes assurent simultanément deux opérations sur deux terrains différents (près de Birac, près de Touzac). Outre ses fonctions BOA, Chabasse assure quelques missions discrètes de renseignement, en Charente, pour le DMR. 



Le 21 février 1944 il vient prendre des dispositions avec Jacques Nancy à la maison Duruisseau. Andrée lui sert un rapide repas. Malgré les risques qui se précisent, il part pour Angoulême apporter un message au domicile de la famille Berger, boulevard d'Orfond. La « boite à lettres » est grillée. La gestapo l'attend. Arrêté par plusieurs gestapistes il a une réaction aussi rapide que violente et se défait d'eux à coups de poing. Il s'échappe. Il est repris. Il tente une deuxième évasion, fait quelques dizaines de mètres lorsqu'il est touché par les balles ennemies. Il s'effondré allongé sur le trottoir. Il ne peut plus fuir. Un officier ennemi arrive, se penche sur lui. René se redresse un peu et le saisit à la gorge. Devant le ridicule de se voir tenir tête par un mourant. l'Allemand l'achève d'une balle en pleine tête.

René Chabasse avait toujours dit à ses compagnons proches : « Ne vous inquiétez pas, si je suis arrêté, je m'arrangerai toujours pour qu'ils ne me prennent pas vivent ! ».

Tel fut le parcours de charentais René Chabasse dans la Résistance, mort pour la France à l'âge de 23 ans.


Planche de l'ouvrage Les Années Noires - Angoulême 194O - 1945
Tiré du chapitre Un Homme Libre 
scénario : Eric Wantiez     dessin : Julien Maffre


Les derniers mots écrits par René Chabasse

Tracées sur des feuilles « papier écolier », la maman de René Chabasse a pieusement conservé les dernières lignes écrites par son fils en septembre 1942.

Cette lettre est écrite à la plume, de la petite écriture caractéristique de René. Elle comporte plusieurs ratures, quelques mots  rayés, l'ensemble prouvant que ce texte a été tracé d'un seul jet venant droit du coeur.

En voici les principaux extraits :

... « Il pleure dans mon coeur » a dit Verlaine...
Tandis que le mien rit.
Il me plaît de t'écrire pour te faire part de cette heureuse métamorphose qui a lieu en moi, près de moi, autour de moi.

Dans ces longues heures où je suis seul, plus seul parce que j'attends, mon imagination, cette folle du logis s'en donne à coeur joie, non seulement elle, mais toutes mes pensées, magnifiquement belles quand c'est vers l'horizon qu'elles voient tout bleu de l'avenir qu'elles s'envolent, tristes et sombres quand elles voient dans le passé les voiles noirs du deuil et dans le présent tant de pleurs et de sang mêlés.

Je me sens balloté dans cet immense tempête, assourdi par un tonnerre de plaintes et de feu, aveuglé par tant de mal, et tant de mauvaises poussières, par cette houle que j'ai voulu connaître. Rude épreuve pour moi, petit mousse cramponné au timon, redressant sans cesse un gouvernail qui voudrait emmener mon bateau à la dérive, tout trempé de la bave des lâches et d'une écume sale...

Pourtant je suis là et ceci m'étonne...

Toujours le même ? non ! j'ai changé un peu : plus sérieux, plus réfléchi - c'est l'âge - quelques gaffes me rappellent que j'ai été gosse et que je le suis encore un peu. Un enthousiasme fou que je ne cherche pas à calmer, bien au contraire, tant il est pour moi une source de beaux rêves de pensées idéales, de Paix total, un élan que je ne freine pas non plus et qui me rend si leste par-dessus tous les obstacles qui se dressent sur mon chemin...

Un coeur qui rit, un bon coeur qui rit de joie et d'espérance et par-dessus tout cela et qui en est peut-être la cause un amour irrésistible de tout ce qui est beau, vrai et harmonie...

« Heureux celui qui possède un idéal » a dit Pasteur.

Celui de Patrie fait de moi un homme bien plus droit et plus heureux. Un jour viendra je le sais, où celui qui triomphera. Je n'ai que faire du triomphe, c'est cette harmonie que je veux vivre, mais pour la vivre parfaitement, il faut la Paix.

Puisse le Tout-Puissant exaucer une des innombrables prières qui lui sont adressées par tant de gens qui souffrent. On verra alors prochaine la fin de tant de maux.

... Il y a un coup de collier à donner ces mois prochains. Je suis prêt à le donner. Bonne forme physique et meilleure forme morale.

Tu n'auras plus guère de nouvelles de moi.

« Prenons patience » dit la chanson. Quant à moi je ne sais où elle se prend mais peu importe : un jour viendra...

Source : Notre participation pour une juste mémoire de la Résistance en Charente 194O - 1944. Documentation, récits et références de Jean Lapeyre-Mensignac, Andrée Duruisseau (Epouse Gros), Edmond Duruisseau, Pierre Barrère, Guy Margareti, Charles Franc et Jacques Nancy.


Citation à l'ordre de la Nation

Le Gouvernement cite à l'ordre de la Nation :
M Chabasse (René), à Bouëx (Charente), pour les motifs suivants : ardent patriote, animé du plus pur esprit de la Résistance qui mené la lutte contre l'ennemi dès les premières semaines de l'occupation avec un cran admirable. Traqué par la Gestapo, a été assassiné au cours de son arrestation. Est mort en héros.

      Fait à Paris, le 12 avril 1946.

      Par le Président du Gouvernement provisoire de la République.



Le Mémorial de la Résistance à Chasseneuil-sur-Bonnieure. De face, l'entrée qui permet à accèder à l'intérieur du monument d'ou un escalier descend à la crypte dans laquelle reposent, côte à côte, les cercueils contentant les restes de René Chabasse et son frère cadet Pierre Chabasse. Il participera aux combats de la libération jusque devant la « poche de résistance allemande de Royan ». Le samedi 14 avril 1945, les armes à la main, en plein combat, face à l'ennemi, Pierre Chabasse est tué par une balle reçue en plein front.

Dans cette même crypte se trouvent aussi les restes du colonel Claude Bonnier « Hypoténuse » qui fut le délégué militaire régional de la région B, ceux de Jacques Nancy « Sape », son adjoint et chef de la Section Spéciale de Sabotage, ceux du colonel André Chabanne, chef du maquis Bir'Hacheim. Tous ont bien connu les frères Chabasse qui ont effectué diverses missions à leurs côtés.

Ci-dessous, un petit extrait du livre de 1947 par Marc Leproux Nous,les Terroristes - Journal de la Section Spéciale de Sabotage :

1 septembre 1944 - jour après la prise d'Angoulême

Pendant ce temps tout le groupe a été réuni boulevard d'Orfont (boulevard René Chabasse depuis 26 avril 1945) à l'endroit où René Chabasse a été tué, pour observer une minute de silence et déposer une gerbe de fleurs. Pierrot (le frère de René) a laissé déborder son chagrin et c'est très triste de voir sa douleur. Nous sommes très émus et notre émotion gagne l'attroupement des gens du quartier qui suivent la cérémonie.

Dès le lendemain les S.S.S. reprenaient le chemin de Puycharnaud laissant Angoulême libéré, à la garde des anciens et nouveaux F.F.I. des autres groupes.



René Chabasse - Héros de la Résistance
abattu à Angoulême, le 23 février 1944 à l'âge de 23 ans

Par Jean Lapeyre-Mensignac
avec Pierre Barrère, Charles Franc,
Guy Margariti et Andrée Gros-Duruisseau

Anciens chargés de mission du Bureau Central du Renseignement et de l'Action (BCRA) du général du Gaulle

Publié en 1996 par Pilote 24 édition
Version ebook (lien)

A lire également :

Monument aux morts de Bouëx (lien)
Monument de la Section Spéciale de Sabotage au Chêne Vert commune de Grassac (lien)
Andrée Gros-Duruisseau - résistante et déportée : Témoignage (lien)

Les Années Noires : Angoulême 194O-1944 - un album de bande dessinées par Le Troisième Homme (lien)