Serge Quinot "Le Parisien"

Rédigé par Alain dans la rubrique Brigade Rac, Portrait 

Serge Quinot (sometimes Guinot and Guigniot on the monument at Mas de Sarrazac) had been a combattant during 1939-1940 and in 1943 arrived at Sarlande and joined the Maquis of the A.S. Violette. On the 29 march 1944 at Mas, a village near Sarrazac, he was fatally wounded during an attack on a German patrol.


He was buried in the small cemetery at Sarrazac but because his origins were totally unknown to his fellow maquisards his family could not be contacted about his funeral.
For more than 30 years on the 29th of march his comrades laid flowers at his grave.

Stèle du Mas de Sarrazac


Extrait du livre 'La Brigade Rac' par Capitaine Fred :

Raymond Gangloff, Victor Sieb, Serge Quinot : chefs de groupe (A.S. Violette)

Ce sont de petits sous‑off. de l’armée de l’Armistice, les deux premiers sont Alsaciens, quant à Serge, on ne sait rien de ses origines.

Tué le 29 mars 1944 au combat du Mas, Serge a été enterré dans le petit cimetière de Sarrazac et jamais aucune famille ne s’est manifestée en ce qui le concerne,  ses anciens compagnons, depuis trente‑trois ans, n’ont jamais manqué de se réunir le 29 mars de chaque année pour fleurir sa tombe.

Les trois garçons sont arrivés au Queyroi‑de‑Sarlande courant 1943. Combattants de 1939‑1940, ils avaient une bonne formation militaire qui leur valut d’être désignés comme chefs de groupe. Disciplinés, ils le sont tous les trois, ainsi pas question de voir les recrues qui sont avec eux désobéir à un ordre ou aller à la maraude. Ils sont au combat du Mas‑de‑Sarrazac. Ils ont pris une auto‑mitrailleuse dont ils ont tué les occupants, Serge a relevé le capot et essaie de la faire démarrer quand un retour offensif le tue net, ainsi que trois jeunes volontaires qui sont à ses côtés (voir récit du combat dans Bataillon Violette [pages 73 et suiv.]).

Raymond a une jambe traversée par une balle, mais parvient à se sauver aidé par Victor. Tous les deux termineront la campagne avec le 3e Bataillon.

Victor Sieb, que l’on appelait Napoléon ou « Napo », terrible baroudeur, est de tous les coups durs. A la contre‑attaque du Pont‑Lasveyras, le 16 février 1944, dans l’après midi, il passe entre les balles, le 29 mars au Mas‑de‑Sarrazac, de même. Encore, le 9 mai au Pont‑Labance, dans l’engagement où plusieurs miliciens sont tués, le 6 juin aux Piles, le 23 août au Pizou, ensuite sur le front de l’Atlantique avec la compagnie Raoul, Napo est toujours aux premières loges. La guerre finie en France, il est volontaire pour l’Indochine. Malgré nos recherches, il nous a été impossible de savoir ce qu’il était devenu. Mort probablement, et certainement en brave.
Napo, comme sous‑off. pour dresser les hommes dans les manœuvres d’ordre serré, n’avait pas son pareil. Il aboyait littéralement. Violette l’envoyait dans les compagnies comme moniteur d’ordre serré.

Raymond est le seul survivant du trio. Il s’est marié à Limoges après sa démobilisation, et, comme dans les contes de fées, il a eu beaucoup d’enfants. Ce dont nous pouvons assurer le lecteur, c’est qu’il n’a rien perdu de son accent alsacien.

Il rouspète comme tant d’autres, et il a raison, car, malgré sa blessure, malgré les propositions de citations dont il a été l’objet pour sa belle conduite pendant plus de deux ans, jamais il n’a été avisé qu’il avait droit à un bout de ruban quelconque et sa boutonnière est totalement vierge.

Il y a tout de même des choses bizarres...

A lire également (Extrait de l'ouvrage Les stèles du Bataillon Violette ): 
  • Mas de Sarrazac le 29 mars 1944  (lien)